Amicalement gras

Du haut de la colline de Ménilmontant.

A midi sonnant, le 12 Juin dernier, l’Amicale du Gras présidée par Frédérick Grasser Hermé ouvrait sa séance au four de Benoît Castel. On comptait environ 120 convives, tous de bons amis du gras, bien entendu, rassemblés pour accueillir à Paris pour la première fois, la célèbre Loren Martel, mère nourricière de la ferme du Pont de Mars à Chambon-sur-Lignon en Auvergne.
On pouvait gouter ce jour-là ses cochons bien élevés sous toutes ses formes. Au menu, la saucisse sèche de la boucherie Lizieux, le jambon 18 mois, la coppa, le saucisson de Christophe Guèze d’Ardèche, le jambon à l’os de Gilles Vérot, le pâté en croûte de Yohan Lastre et le cochon de 120 jours, élevé à la châtaigne, rôti dans le four du boulanger par Didier Coly.
Nous avions tous tant attendu ce fameux jour pour gouter à ce cochon d’exception, sa réputation l’ayant précédé auprès des plus gourmands et grands chefs parisiens. Certains l’ont connu chez Jacques et Régis Marcon, qui ont la chance d’être si près de la ferme et servent ces cochons fort bien accompagnés de leur sauce forestière.
Cette qualité de gout s’explique surtout par une sélection de races de cochons extras, Nustrale, Duroc et Mangalitza, que Loren et son mari Maxime croisent pour obtenir des cochons d’exception, élevés en plein air, entourés d’une nature riche et d’eau pure et nourris d’aliments de la forêt.
Les convives de l’Amicale du Gras ont tous été convaincus par la qualité des cochons de la Mère Martel, et leur appétit n’en fut que meilleur, car après toute cette cochonnaille, on se jetait encore sur les desserts de Benoit. Car repartir d’une AdG sans finir la crème aux fraises, ça doit sûrement porter malheur.